L’ALAT cherchait un avion de liaison et d’observation d'artillerie pour remplacer les Piper L-4 à bout de souffle, il sembla alors que le NC-856, un avion de tourisme, pouvait convenir, et une nouvelle version fut lancé par SNCAN. Baptisée NC-856A Norvigie, ce modèle fut équipé de moteurs SNECMA-REGNIER 4LO4 ou 4LO8 avec 4 cylindres en ligne inversés de 147 ou 160 chevaux (à 2400 t/mn) avec démarreur à inertie lancé soit par un moteur électrique soit par une manivelle. Les volets étaient actionnés par une commande manuelle à 5 crans. L’habitacle, très largement vitré, offrait deux places côte à côte avec double commande et un siège arrière pour un passager ou un observateur, mais pouvant aussi recevoir un blessé couché. Avion de liaison, cet appareil pouvait effectuer des missions photographiques verticales ou obliques.
Monoplan, bidérive, à aile haute haubannée à flèche inversé et revêtement de toile, l’appareil avait un champ de vision important sur presque 360°.
En 1950, une commande autorisa l'achat de 112 appareils. Ils furent livrés entre février 1953 et juillet 1954.
Peu convaincant dans les missions de reconnaissance, à cause de sa construction de facture ancienne, de son moteur de faible puissance conçu avant-guerre, et de ses nombreuses modifications, cet appareil avait un rapport poids/puissance défavorable, une autonomie réduite et une certaine fragilité, principalement au niveau du train. Ses détracteurs lui attribueront le sobriquet de "fouille-merde". Il restera surtout utilisé pour les missions de liaison, s'avérant très utile avec ses trois places.
En 1962, à la fin des opérations en Algérie, certains appareils furent remotorisés avec des Lycoming, et cédés a l’Armée de l’Air en 1963, comme avion de liaison. Les appareils restant seront conservés par l’ALAT jusqu’en 1964.